Extrait  du livre Neuroconnectique: enseignement

 

La fonction première de cette discipline académique d’intérêt universitaire nouvelle, qu’est la neuroconnectique, est d’accroître le nombre des hauts et très hauts quotients d’intelligence (et d’émouvance puisque les deux sont fortement interconnectés), afin d’améliorer notre sort à tous.

 

I) – Son intérêt applicatif sociétal est donc de produire des intelligences aptes à administrer – en termes, notamment, de gouvernance et de neuroéconomie – des sociétés complexes, depuis les systèmes complexes qui vont les composer, de plusss en plusss, dans les décennies qui viennent..

 

II) – Son intérêt applicatif biomédical est et sera d’assurer, à ceux qui la pratiquent et la pratiqueront, de résister, entre autres, à des processus inducteurs de maladies neurodégénératives induites, sinon produites[1], par des dysfonctionnements de la connectivité entre cellules neuronales (voire, dans le cas de NAD+, du processus de neurotransmission entre le noyau et les mitochondries).

En effet, lors d’accidents vasculaires cérébraux, notamment, nous savons[2] que, pour réparer ses parties endommagées, notre cerveau s’efforce de reprendre le contrôle de son intégralité, depuis ses parties saines correspondantes à celles affectées (l’encéphale droit essayant de se reconstruire une région de Broca lorsque celle-ci est endommagée, par exemple).

Ce mécanisme (de reprise de contrôle de son intégralité), notre cerveau l’exerce lors de tout dysfonctionnement majeur, qu’il soit dû à un accident ou à une maladie (physiologique aussi bien que neurologique ou psychiatrique).

Palliativement, en termes actuellement expérimentaux, nous observons que l’entraînement régulier à connecter nos groupes de neurones devient une procédure prédictive nous évitant ces dysfonctionnements qui peuvent se transformer en maladies.

 

III) – Quant à son intérêt applicatif éducatif (car s’inscrivant dans le cadre des neurosciences de l’éducation), il assure aux étudiants en neuroconnectique une stabilisation synaptique hors norme[3] qui leur permet de structurer tant leurs études que leur existence professionnelle et personnelle, en accédant à al compréhension de processus sollicitant la notion de complexité.

 

IV) – Enfin, cette neurodiscipline revêt un caractère applicatif « populaire » lié au bien-être : souvent comparée au yoga ou à la méditation (tantra, zen, mindfulness, etc.), la « neuroconnectique humaine », depuis l’attention et la concentration qu’elle développe, se distingue radicalement de ces techniques pour trois raisons :

  1. elle ne relaxe pas uniquement dans un lieu attitré, un groupe humain donné et une théâtralisation rituelle mais, au contraire, elle peut être pratiquée en marchant, en travaillant, en cuisinant, en déjeunant, en copulant… ;
  2. elle n’est pas répétitive, comme ces techniques dogmatiques, mais, au contraire, explorative, puisqu’elle est une discipline scientifique sollicitant des essais-erreurs pour s’améliorer selon des protocoles d’expérimentation propres à toute discipline scientifique ;
  3. elle forme non pas des « méditants » répétant tels des clones robotisés et conditionnés, voire ensectarisés, les méthodes de leurs « maîtres », mais, au contraire, elle forme des étudiants-chercheurs puis des enseignants-chercheurs explorant leur cerveau et, selon des procédures objectivisatrices[4], le cerveau sapiens depuis les mécanismes activables expérimentalement dans tous nos cerveaux, lorsque nous les activons neuroconnectivement jusqu’aux stades II et III de veille[5], pour réaliser ensuite des travaux de recherche, puis pour former de nouveaux étudiants invités à devenir de futurs chercheurs dans cette neurodiscipline.

 

V et VI) – Au-delà de ces réalités humaines, son intérêt applicatif technoscientifique général sera progressivement diversifié vers :

– une neuroconnectique « génétique »

– et une neuroconnectique « robotique ».

 

[1] Induction ou production ? La recherche en (micro) neuroconnectique ne permet pas encore de préciser cet état de fait.

[2] Via de nombreuses expériences de stimulation magnétique transcrânienne, méthode non invasive permettant, depuis la production d’un champ magnétique, de réactiver des cérébrorégions fonctionnellement défaillantes.

[3] Traduisons avec un brin d’humour : énorme !

[4] Au contraire des méditations dogmatiquement répétitives (indiennes, tibétaines, etc., ainsi que modernes, dont principalement la mindfulness) qui ne se demandent jamais « mais, qu’est-ce qui en moi médite ? », la neuroconnectique, qui est antidogmatique car scientifique et, par conséquent, scientifiquement exploratrice et expérimentatrice, pose la question et y répond par le travail de recherche neurobiologique qui est inhérent à cette discipline. Ainsi, les « procédures objectivisatrices » ici évoquées sont, notamment, du point d’observation de la recherche en neuroconnectique, l’étude comparative des neuroprogrammes, neurosous-programmes et arborescences neurales construisant ceux-ci (leur formation, leur re-formation, leurs modifications, leur extinction apoptotique, etc.).

[5] A l’issue d’une suite de découvertes réalisées en connectique neuronale ayant permis la naissance de la neuroconnectique, il apparaît qu’Homo sapiens neurofonctionne depuis un état de sommeil divisé en cinq stades multiphasiques de neuroconscientisation et un état de veille qui, contrairement à l’idée admise jusqu’à la fin du vingtième siècle (selon laquelle notre état de veille serait composé d’un seul unique stade de vigilance lucide), est aussi composé de cinq stades multiphasiques de neuroconscientisation qui, pour quatre d’entre-eux, sont usuellement ignorés du fait qu’ils demeurent, chez la plupart des individus humains sapiens, à l’état embryonnaire :

  • un premier stade qui est celui qui nous semble unique, qui nous est habituel ;
  • un deuxième stade où les neurones préférentiels constituants notre « conscience réflexive » (notre « moi-je » attentif à soi-même en rappel de mémoire dit « rappel de soi »), qui sont localisés dans des systèmes thalamocorticaux réentrants (sachant que le commutateur de l’attention est le noyau réticulé thalamique), nous permettent d’auto-observer nous-mêmes en train de neurofonctionner ;
  • un troisième stade apparaissant de la stabilisation des connexions neuronales devenues des « synapses de stade II de veille », structures réitératives sollicitées préférentiellement par les neurones des structures décisionnelles, produisant un neurofonctionnement nous permettant de nous auto-observer tout en pouvant « appuyer sur les boutons de commande » (boutons… synaptiques…) de notre biopsycho-machinerie en activant un neurosous-programme neuronal tel quel, ou en le modifiant (écrire de l’autre main que notre main habituelle, par exemple), ou le supprimer voire en créant une nouvelle programmation neuronale ;
  • un quatrième stade qui impliquerait des implémentations de plusieurs groupes neuronaux, distribués en modules séparés et activés neurofonctionnellement en cascades, selon le mode inhérent à la génétique de génération de structures différentiées, ici, en neuroconnectique, par des séries de neuroprogrammes variant, selon des règles et processus à l’étude, d’un F1 vers un F2 vers un Fn, qui expliquent nos habitudes, nos comportements, notre mécanicité, ce mode « neurogénérationnel » pouvant être autocontrôlé depuis une activation épigénétique (influence neurogénétique des structures enzymatiques sur les structures génétiques dans le sens protéine → gène, depuis l’activation de protéines de chocs thermiques conditionnelles au processus, sollicitation par entraînement régulier croissant stimulant les sirtuines dans l’enzymatique spécifique aux histones désacétylases, capable de modifier des routes neurotransmettrices au-dedans de la cellule) ;
  • un cinquième stade (stade V de veille) qui serait une amplification du précédent (stade IV de veille) reliant l’individu à toutes formes de vie autour de lui, par un effet conjugué de ses neurones miroirs avec les mécanismes NAD+ de ses neurones (depuis ses régions décisionnelles interconnectées aux autres régions de son cerveau : de la réflexion voire de la cogitation, de l’émotion et de la motivation, et de la sensation et de l’action), se connectant alors, de cerveaux à cerveaux, avec les neurones des autres animaux étant en relation avec lui (sapiens principalement), sachant que, concernant l’enzymatique spécifique aux histones désacétylases évoquée juste avant, les routes neurotransmettrices peuvent être activées au-dedans, mais aussi en dehors de la cellule, par endocytose : il s’agirait ici d’« endocytose provoquée » (et non plus usuellement « évoquée »), d’individu à individu, par voie neuromimétique, travail de recherche (en neuroconnectique) en cours.

 

 

 


Copyright : Daniel-Philippe de Sudres pour la création du texte, Serge Lescaroux, Aubry Moret et al. pour sa discussion, rédaction définitive, présentation et diffusion internautique. Dépôt légal 1er trimestre 2016. Loi du 11 mars 1957. Art. L122-415 et L335-2 du code de la propriété intellectuelle.

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