Explorer le cerveau peut être le fait d’études portant sur nos cellules, sur nos organes. Nous sommes telle une viande et des chercheurs, regardant dans des instruments de mesures, nous décrivent l’état de cette « viande ».

 

Certains chercheurs, tel Francisco Varela et ses collaborateurs (Cnrs, Upr 640), ont osé aller plus loin, en recherchant le moment de la prise de conscience de ce qu’il est convenable d’appeler « le moment » ou, pour l’exprimer autrement « la suite d’instants » ou encore « l’instant présent s’écoulant qui nous devient perceptible », et en recherchant le moment où, dans notre cerveau, celle-ci a lieu. Ceci en utilisant deux grandes catégories de techniques de mesure : pour le « quand », des techniques du type « appareil à imagerie par résonance magnétique », et pour le « où », des techniques d’enregistrement qui prennent en compte l’activité métabolique (= ce que consomme, en termes notamment d’oxygène et de glucose, notre cerveau lors de l’effectuation d’une tâche).

 

Nous pouvons aller encore plus loin en permettant à chacun, démocratiquement, d’avoir accès à ce qu’observe le chercheur. L’objectif n’est plus alors de quantifier l’état de fonctionnement de notre cerveau à un moment où nous prenons conscience de nous-mêmes. Certes, nous pouvons nous montrer vaniteux et vouloir mesurer notre taux de glucose, mais ce qui est plus humainement utile pour nous est d’habiter notre changement de taux de glucose, d’être là, conscient de nous-même lorsqu’il a lieu ; voire de modifier consciemment celui-ci. Ce qui implique et nécessite de produire intentionnellement en nous un changement de notre mode de neurofonctionnement.

 

Or comment changer le mode de fonctionnement d’une sorte d’avion en lequel nous nous réveillons soudainement, lequel n’a plus de pilote – il a sauté en parachute, probablement – et nous ne savons pas piloter un avion ?

 

Il nous faut apprendre à nous piloter de l’intérieur.

 

 

 

Des travaux dirigés…

 

D’où des travaux dirigés, exceptionnels, de mise en connexion volontaire et intentionnelle de nos neurones = travaux dirigés de neuroconnectique.

 

Des travaux dirigés de neuroconnectique, d’abord présentés sous forme d’« ateliers », sont développés au sein de groupes de formation qui, selon l’intelligence de leurs participants et selon leurs initiatives, se transforment en groupes de formation et de recherche en neuroconnectique fonctionnelle (GDFRf), relationnelle (GDFRr) puis transformationnelle (GDFRt).

 

Être membre de ces groupes signifie d’abord avoir exploré avec sérieux la littérature concernant notre discipline, la neuroconnectique, via ses livres majeurs et le présent website, afin, ensuite, de la pratiquer.

 

Certains individus superficiels et hâtifs demandent si cela ne ressemble pas à… Puis ils nous déversent leur « culture ». Ces travaux dirigés peuvent rappeler par un certain aspect tel ou tel yoga, ou le zen, ou tel « vipassana [1]  », ou de la naturopathie, ou… L’individu sérieux et profond comprend que ce ne sont pas les modules qui importent. Ce qui donne son originalité méthodologique à notre travail est la façon de mettre en connexions ceci avec cela, avant ou après un autre paramètre, selon tel ou tel dosage apte à nous réveiller.

 

Ainsi, ces travaux dirigés revêtent l’aspect d’expérimentations de laboratoire. Nous y explorons des neurofonctions puis des neuroconnexions dans nos cerveaux, en apprenant à travers elles à piloter notre biopsychomécanique [2] au lieu, comme ce fut le cas jusqu’alors, quelle que soit notre réalité sociale d’aujourd’hui, d’être piloté(e) par cette biopsychomécanique.

 

Plus profondément, son originalité est d’atteindre les régions cytoarchitectoniques de nos cerveaux, les réseaux neuronaux que nous pouvons voir s’éclairer sur un appareil d’imagerie par résonance magnétique et que, grâce à l’expérience neuroconnectique, nous pouvons, de l’intérieur, nous-mêmes, suivre dans leur activation, voire activer.

 

Mieux encore, grâce à ces travaux dirigés, nous pouvons apprendre à générer des connexions neuronales nous permettant de maintenir notre attention bi-orientée à la fois vers nous-mêmes et vers ce que nous sentons alors.

 

Et encore mieux, grâce à l’expérience de neuroconnectique, nous pouvons passer de ce stade 7 de neuroconscientisation – ou stade II de veille – qui apparaît au gré de cette bi-orientation, vers un stade 8 de neuroconscientisation – ou stade III de veille – qui nous permet… Vous le saurez quand vous en serez-là.

 

 

 

Études doctorales et postdoctorales…

 

A l’issue de cinq années de travaux dirigés accompagnant le cours, les étudiants sont invités à rédiger un mémoire déterminant leur orientation personnelle ultérieure à ce « tronc commun ».

 

Ils se réunissent alors en groupes de recherche (GDR) – travaillant en laboratoires – voués à se spécialiser dans le cadre d’études doctorales et postdoctorales, puis de recherche à proprement… écrit (stricto sensu).

 

Lorsque notre institut deviendra pleinement intégré à une voire plusieurs structures universitaires, les membres de ces groupes de recherche pourront se prévaloir de leur statut de neuroconnecticiens et neuroconnecticiennes en vue de montrer, démontrer, former, enseigner et chercher à partir de notre discipline, afin de préparer consciemment en eux et autour d’eux la venue de notre descendant darwinien, en participant pleinement à l’évolution du vivant.

 

 

[1]          Les pratiquants sérieux laissent cette terminologie pour les amateurs… D’où ce mot mis entre guillemets. Le terme sérieux est : vipasyana (l’attention portée le plus continument possible à nos actes quotidiens).
[2]           Notre « biopsychomécanique » décrit la « machine » biologique, physiologique et psychologique composée de « nos » sensations, « nos » émotions, « nos » réflexions, en entrée, et de « nos » actions, « nos » motivations et de « nos » cogitations, en sortie. Biopsychomécanique que, dans l’ignorance de notre réel état, nous nommons pompeusement « Moi ». Biopsychomécanique en laquelle nous nous réveillons chaque matin ou, plus exactement, avec une rigueur toute neuroscientifique neuroconnecticienne, « machine » biologique et psychologique qui se « réveille » automatiquement chaque matin sans nous, tel un robot emprisonné dans ses habitudes et ses conditionnements sans même savoir qu’il est un robot. Lire les livres de neuroconnectique, assister aux conférences, débats… afin de passer de l’ignorance à la connaissance.
 
 

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