En tant que groupes de recherche (GDR), nos équipes en voie de formation se consacrent à l’étude des bases neurales et phénoménales de six grands types de connexions pouvant relier nos principales fonctions sortantes (cognitivo-motrices, cognitivo-motivatrices et motri-motivatrices) depuis nos principales fonctions entrantes réflexivo-sensitives, réflexivo-émotives et sensiti-émotives) :

 

→ 1) depuis la neuroconnectique fonctionnelle chez Homo sapiens :

→ 1.1.1) connexions neuronales reliant les neurosystèmes corporel et émotionnel/motivationnel,

→ 1.1. 2) celles reliant les neurosystèmes corporel et conceptuel (intellectuel…),

→ 1.1.3) celles reliant les neurosystèmes émotivationnel et conceptuel ;

→ 1.2.1) celles assurant la génération de trajectoires corporelles locomotrices,

→ 1.2.2) celles assurant la génération de trajectoires émotivationnelles locomotrices – entendons celles de la génération des cheminements émotionnels (en entrée) et motivationnels (en sortie),

→ 1.2.3) et celles assurant la génération de trajectoires conceptuelles locomotrices – entendons celles de la génération des cheminements intellectuels (et plus globalement conceptuels) ;

→ 1.3.1) celles organisant les stratégies motriperceptives accompagnant ces processus,

→ 1.3.2) celles organisant les stratégies cognitives accompagnant ces processus,

→ 1.3.2) et celles organisant les stratégies affectives accompagnant ces processus ;

 

→ 2) puis la neuroconnectique relationnelle chez Homo sapiens :

→ 2.1) connexions neuronales (entrantes en nous) de la sensation perçue (= de la perception) et (en sortie chez autrui) de l’expression des sensations (= des actions) d’autrui,

→ 2.2) celles (entrantes en nous) de l’émotion et (en sortie chez autrui) de l’expression des émotions (= des motivations) d’autrui,

→ 2.3) celles (entrantes chez soi) de la réflexion et (sortantes chez autrui) de l’expression des réflexions (= des cogitations) d’autrui ;

 

→ 3) et, enfin, la neuroconnectique transformationnelle chez Homo sapiens :

→ 3.1) connexions neuronales permettant d’explorer des états de conscience modifiée entrantes (béatitude…) et sortantes (hypnose…),

→ 3.2) depuis ces connexions neuronales, celles permettant d’explorer le vieillissement et les processus de connectique neuronale volontairement et intentionnellement activés pouvant les modifier par une voie épigénétique,

→ 3.3) celles permettant d’explorer des fonctionnalités nouvelles possibles chez sapiens, à développer dans l’intérêt de l’espèce, pour sa survie adaptative.

 

Ces connexions neuronales sont étudiées au moyen de diverses méthodes : imagerie cérébrale, enregistrement des mouvements, utilisation de la réalité virtuelle, travail binômial en double-tâches et mono-tâches avec groupe-témoin, etc…

 

Nous envisageons d’étudier également ces processus chez des patients atteints de déficits pathologiques neurodégénératifs.
Nous envisageons d’utiliser l’espace (microgravité a bord de vaisseaux spatiaux) pour étudier l’effet de la gravité sur ces fonctions sensori-motrices, émoti-motivatrices et réflexi-cognitrices. Nous envisageons de construire des modèles mathématiques des processus impliqués ici, afin de les simuler. Et nous envisageons de coopérer avec des généticiens et des roboticiens

→ tant : pour vérifier l’une de nos grandes intuitions (la possibilité, chez sapiens, de contredire épigénétiquement le postulat-dogme central de la biologie – l’instruction irréversible dans le sens gène vers protéine – en produisant, par des connexions neuronales adaptées, les protéines de chocx thermique aptes à susciter l’activation, voire la création d’enzymes capables de bloquer ou/et activer des gènes (ceci ouvrant la voie à un passage de la neuroconnectique « humaine » à la neuroconnectique « (épi)génétique ») ;

→ que : à la fois pour utiliser les robots comme modèles mais aussi pour éventuellement proposer à nos collègues roboticiens d’appliquer les principes des mécanismes naturels aux robots qu’ils fabriquent. Cette confrontation dans le cadre de projets de neuro-robotique pouvant s’avérer très fructueuse (ceci ouvrant la voie à un passage de la neuroconnectique « humaine », via la neuroconnectique « génétique » à la neuroconnectique « nanotechnologique », entendons, principalement, une neuroconnectique « de l’intégration/acceptation des nanoprocesseurs dans l’être humain (cyborg’s neuroconnectics functions) ».

 

 

 

Copyright : Daniel-Philippe de Sudres pour la création du texte, Serge Lescaroux, Aubry Moret et al. pour sa discussion, rédaction définitive, présentation et diffusion internautique. Dépôt légal 1er trimestre 2016. Loi du 11 mars 1957. Art. L122-415 et L335-2 du code de la propriété intellectuelle.

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