En quoi la neuroconnectique est-elle utile pour nous, égoïstement ?

Comment oeuvrer pour soi, pour évoluer intelligemment et avoir une existence utile ?

La neuroconnectique pour soi (égoïstement et utilement) est une discipline qui nous oriente vers un fonctionnement cérébral nouveau, équilibré.

Dans nos sociétés postindustrielles, nous sommes neuronalement, parce que socialement (voire sociétalement), déréglés : pour illustration, afin d’effectuer une tâche donnée (intellectuelle entrante) nous poussons telle neurofonctionnalité (réfléchir à des idées techniques se présentant à nous, par exemple) à soixante dix pour cent (70%) de notre attention et de notre concentration, dans le même temps que nous devons accomplir une autre tâche (corporelle, en sortie cette fois) sollicitant une neurofonctionnalité (une action locomotrice telle que se rendre en un certain lieu prestement, par exemple) poussée à quarante pour cent (40%) de notre attention et de notre concentration.

Il est clair qu’il y a là un surcroit d’effort correspondant à dix pour cent (10%) de notre attention et de notre concentration, en d’autres termes que, pour accomplir cette activité en double tâche qui apparaît telle étant fonctionnellement déséquilibrée, nous allons épuiser notre « biopsychomécanique » (= nos réserves énergétiques motriperceptives, affectives et cognitives) en tentant de travailler dix pour cent au-dessus de nos capacités, d’où épuisement, stress, abattement, déprime…

L’univers en lequel nous existons est régi par un principe de parcimonie = il évite le gaspillage au-delà d’un taux d’apparent « gaspillage » nécessaire à la régulation souple de l’ensemble qu’il constitue.

En passant du domaine astrophysique au domaine biologique, ce principe fonctionne toujours : une cellule qui sert trop ou pas assez est détruite – voire auto-détruite (apoptose…) – puis éliminée.

Il résulte, de cette logique imperturbable et sans sentiments anthropiques, qu’un individu qui utilise trop tel ou tel type de neurones et pas assez tel ou tel autre type de neurones, au lieu de les utiliser presque tous de manière équilibrée, est inexorablement et impitoyablement détruit pas l’écosystème, qu’il soit une amibe ou un primate se supposant être un « personnage important » de l’espèce humaine sapienne.

Le raccourcissement des télomères (extrémités des chromosomes), à chaque division cellulaire, peut se répéter jusqu’à nos cent vingt ans d’existence, après quoi une cellule ne peut plus se diviser et l’organisme humain sapiens meurt.

Or, nous constatons que très rares sont les humains sapiens mourant à cent vingt ans. Proportionnellement à un vieillissement « normal » pour cette espèce, un tel humain sapiens âgé de cent cinq ans (âge où nous observons étrangement un ralentissement presque total du vieillissement chez les représentants de cette espèce de primates dont nous sommes membres) devrait biologiquement ressembler à ce que nous observons chez des individus âgés de soixante-quinze ans en ce début de vingt-et-unième siècle dans les pays économiquement riches, au sein de populations financièrement aisées.

Il est clair que nous vieillissons de façon très accélérée à cause de notre déséquilibre neuronal.

Traduction : ne serait-il pas intéressant pour nous, à soixante-quinze ans, de ressembler à ce qu’il nous est habituel de prendre pour un humain sapiens âgé de cinquante ans (sociologiquement issu d’une population financièrement aisée au sein d’un pays économiquement riche) ?

Pourquoi laisser opérer en nous le mauvais fonctionnement neuronal (= fonctionnement schizoïde) qui conduit à une « démotivation », terme de nature psychologique traduisant ce qu’en neuropsychologie puis en neuroconnectique nous appellerions simplement « un dysfonctionnement neurofonctionnel déclenchant un processus autodestructeur » ?

La « démotivation », ou plus exactement le « dysfonctionnement neurofonctionnel déclenchant un processus autodestructeur » est produit par un déséquilibre qu’il renforce en tentant de le rompre, s’essayant sans savoir comment s’y prendre pour rééquilibrer la « biopsychomécanique » qu’est notre organisme en son ensemble (comprenant les domaines motriperceptif, affectif et cognitif), en produisant notamment : apraxie, perte de mémoire des gestes récemment effectués, oubli des paroles immédiatement prononcées, difficulté à se rappeler des noms ou des visages, etc. selon les aires cytoarchitectoniques de notre cerveau alors les premières déficientes.

Il est simple de comprendre que, lorsque nous fonctionnons de manière neuroconnectée, tandis qu’une aire cérébrale commence à dysfonctionner, puisqu’elle est très interconnectée avec beaucoup d’autres et, spécifiquement, avec ses aires complémentaires, ces dernières vont dans un premier temps tenter de « travailler à sa place », de la remplacer neurofonctionnellement ; puis, dans un second temps, elles vont stabiliser synaptiquement le système endommagé en le reconstruisant notamment en « recopiant » ce qui fut dysfonctionnant à partir non plus du modèle « appliqué/soft » externe (l’aire visuelle dévolue à la reconnaissance des visages, dans l’exemple précédemment évoqué de la difficulté à se rappeler des visages, pour illustration), mais à partir de sa « neuromatrice », comprenons : du modèle « machine/hard » qui ontogénétiquement avait généré à la fois telle et telle série de neurones applicatifs.

En neuroconnectique, il est admis que voir et entendre, par exemple, sont des applications d’un processus plus interne et plus global appelé dans notre mini-dictionnaire neuroconnecticien : « sensoriser ». Quand la vue ou l’ouie baisse chez un individu ordinaire (= schizoïde), seul lui reste le recours est l’utilisation de lunettes et d’implants cochléaires en attendant la mort de l’organe sensoriel s’affaiblissant dans sa perte de fonction. La vue ou l’ouie baissent peu chez un individu neuroconnecté (= neuroconnectoïde), le recours lui évitant cela en est la neuroconnexion fréquente entre les sous-systèmes applicatifs visuel et auditif jusqu’à atteindre la commande neuronale qui régit l’ensemble du système sensoriel thalomocortical ; ceci permettant de non pas réparer les « neurologiciels » applicatifs (le travail du médecin étant toujours nécessaire et irremplaçable lorsqu’un dysfonctionnement est diagnostiqué par lui), mais d’équilibrer le « neurologiciel » central qui, alors, n’a plus a se détériorer, surtout si nous avons commencé à expérimenter des neuroconnexions il y a de nombreuses années…

En plusss de nous apporter individuellement un équilibre et une stabilité que jalousent la plupart des gens, soit emplis de contradictions, soit même apparemment « équilibrés » – du moins tant qu’ils restent dans des mécanismes étroits qui leur évitent d’être confrontés aux surprenantes merveilles de l’existant –, cette neuroscience des stades de lucidité volontaire et intentionnelle accrue qu’est la neuroconnectique nous permet une liberté intérieure croissante allant de pair avec un accroissement des facultés intuitives voire réellement créatives du cerveau et de pair avec une jeunesse neuronale « éternelle ».

D’immenses horizons s’offrent à nous lorsque nous explorons méthodiquement les connexions reliant telle assemblée de neurones à telle autre de telle ou telle manière à telle ou telle fréquence…

Les horizons immédiats sont de garder toute sa lucidité et même une neurofonctionnalité étonnante pour des individus non neuroconnectés (qui se sclérosent et vieillissent plus vite que des individus neuroconnectés). Les horizons apparaissant juste après eux sont beaucoup plus passionnant, il s’agit d’états neuronaux qui produisent une conscience de soi résultant non plus du fonctionnement schizoïde, mais d’un fonctionnement nouveau, mutatiogène, chez Homo sapiens, ces stades neurofonctionnels étant tellement surprenant qu’ils ne peuvent être exprimés avec des mots simples et que, le mieux, est de les découvrir soi-même par l’expérimentation.

Copyright : Daniel-Philippe de Sudres pour la création du texte, Serge Lescaroux, Aubry Moret et al. pour sa discussion, rédaction définitive, présentation et diffusion internautique. Dépôt légal 1er trimestre 2016. Loi du 11 mars 1957. Art. L122-415 et L335-2 du code de la propriété intellectuelle.

 

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