En quoi la neuroconnectique est-elle utile pour autrui, pour nous permettre de nous savoir utiles, « altruistement », à la collectivité humaine ?

 

 

Comment oeuvrer pour avoir une existence utile aussi pour les autres et partager notre évolution intelligente, comment aider les autres à partager notre prise de conscience des possibilités inouïes s’offrant à notre cerveau ?

 

L’exploration de soi – par la voie connexionniste des neurosciences, du moins – est fantastique, enchanteresse et merveilleuse car, du point d’observation neuroconnectique, ce que nous explorons n’est pas le ridicule « Moi » qui passionne certaines foules et qui se résume à « moaaa j’aime les …, mais je déteste les …, j’avais envie de … mais moaaa je n’en ai maintenant plus envie… » tant analysé et disséqué par des gens trouvant passionnant de se pencher sur les épisodes de l’existence de Pier, Pol ou Jack et de Pierrette, Pola ou Jackeline.

 

Délaissant ce « Moi » épisodique au profit d’un « réseau neuronal d’auto-identification autoréférent © » (nous donnant conscience de soi) procédural fondé notamment sur le troisième postulat de la neuropsychologie (celui d’universalité selon lequel, sur les plans neuroanatomique et neurofonctionnel, si mes aires visuelles sont situées à l’arrière de mon cerveau, dans le lobe occipital, les aires visuelles de tout être humain – sauf accident – sont situées à l’arrière de nos cerveaux, qui que nous soyons et voient bien ou mal, précisément ou non… ), la neuroconnectique nous permet d’explorer des facultés, des processus tels que la contagion émotionnelle, l’empathie voire même la « télé-empathie © » et autres connexions étranges, en restant éloignés du fétichisme et autre naturisme ou vitalisme issus de l’animisme, délaissant les postures empiriques pour une posture strictement neuroscientifique de ces terres encore inconnues, ou sinon fortement méconnues, en ce début de vingt-et-unième.

Par conséquent, du point d’observation neuroconnectique, ce que nous explorons est le lien réel (la neuroconnectique étant une neuroscience cognitive et aussi une neuroscience sociale) entre tous les êtres vivants – lien expressément perceptible chez nos proches : autres primates, voire autres mammifères – notamment quand à notre même façon de concevoir (conception avec langage articulé chez les humains sapiens, et sans langage chez les autres animaux évoluant avec nous sur Terre).

Ce que nous, chercheurs, étudiants-chercheurs et étudiants en neurconnectique, explorons lorsque quelqu’un (à l’extérieur de nous ou en nous, ou, pour nous exprimer dans le langage schizoïde habituel à tout être humain sapiens n’ayant pas exploré ses potentiels neuroconnectiques : chez les autres ou en nous-mêmes) dit « moaaa…1 » est très loin de toute « analyse » ; les analyses psychologiques, pour nous, neuroconnecticiens, n’offrant que le plaisir d’explorer le « robot » endoctriné et conditionné en lequel nous nous réveillons chaque matin, d’un point de « vue » ou, plus exactement, de compréhension neuroconnecticienne.

 

Or ce qui nous intéresse est l’être vivant « sous » le « robot » (= le moteur sous le « capot »), ce qui nous intéresse est le pilote qui peut – après un entraînement neuroconnectique approprié – se réveiller durablement dans l’avion pour apprendre son fonctionnement en accroissant sa liberté.

Ainsi, en reprenant l’exemple épisodique précédent, ce que nous explorons lorsque quelqu’un (hors de nous ou en nous) dit « moaaa j’aime les …, mais je déteste les …, j’avais envie de … mais moaaa je n’en ai maintenant plus envie… » est l’ensemble des procédures, processus et mécanismes expliquant comment ce « robot » d’aspect humain sapiens, en lequel nous nous réveillons chaque matin, « aime » ceci et « déteste » cela (ou « aime » ceci puis, plus tard, ne l’« aime » plus) et, surtout, grâce à cette étude analytique dynamique minutieuse, pouvoir savoir comment nous libérer de cette stupide mécanicité, ceci commençant par le fait, partagé – déjà entre chercheurs expérimentant car explorant neuroconnectiquement nos cerveaux – de pouvoir employer un langage traitant de ce qui fonctionne réellement en nous : « « ça » en moaaa, entendons quelque instance conditionnée, endoctrinée, « aime » les …, cette même instance « déteste » les …, elle avait « envie » de … mais « ça », cette instance, cet assemblée de neurones qui prennent pouvoir de décision sans me demander mon avis, « n’en a maintenant plus envie… »

 

La vérité scientifique que transmet la neuroconnectique est inacceptable pour la plupart des gens qui fuient sous divers prétextes ce qui ne cadre pas avec leurs illusions.

 

Cette vérité est que ce n’est évidement pas nous qui parlons, dans nos conversations courante, car si tel était le cas nous pourrions nous souvenir mot pour mot exactement de ce que nous avons dit, sous quel ton, dans quel intention, or la plupart d’entre nous savons tout juste vaguement que nous avons parlé à un tel de telle thématique…

 

En nommant, à plusieurs, dans un langage partagé et évident, ce qui a réellement lieu en nous, nous pouvons capturer sur le moment les mécanismes cognitifs qui s’effectuent ordinairement en nous et sans nous (= en notre organisme, sans notre prise de conscience).

 

 

1 Ici, comprenons : notre totalité organique (biologique, physiologique et psychologique).

 

 

Copyright : Daniel-Philippe de Sudres pour la création du texte, Serge Lescaroux, Aubry Moret et al. pour sa discussion, rédaction définitive, présentation et diffusion internautique. Dépôt légal 1er trimestre 2016. Loi du 11 mars 1957. Art. L122-415 et L335-2 du code de la propriété intellectuelle.

 

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