Essayons la neuroconnexion 1 inter 10

 

Pour rappel (B5 V1 P1), la neurofonction 1 implique et est impliquée par l’expérimentation suivante :

  1. 01 : intérocepteur physiothermodynamique impression humorale – tenter d’auto-observer notre « vibration » (« fibration ») motriréceptive, lorsque nous « vibrons » corporellement = différents degrés de température du corps, densification ou relaxation de la structure d’agencement de nos actes et micro-actes (exemple : émettre une impulsion pour modifier la position de l’œil dans son orbite) ; intensité physiologique des micro-actes et groupes d’actes et de micro-actes 1, tension neuromusculaire ou, au contraire, détente sur le plan neuromusculaire 2, laisser-aller dans le choix des actes et micro-actes employés 3, différence de potentiel physiomoteur (exemple d’auto-observation de notre « vibration » motriréceptive : « A quelle heure mon corps est-il fatigué, « énervé », me rendant susceptible, agacé, énervable ? ») ; programmé le lundi, cet exercice-base oriente ce jour tel une journée qui soit, sur le plan corporel, motriperceptivement « cérémoniale ».

 

Pour information, la neurofonction 10 implique et est impliquée par l’expérimentation suivante :

  1. 10 : extérocepteur neurophotonique entrée nerveuse – tenter d’auto-observer lorsque notre cerveau nous projette intérieurement la trace mnésique graphique d’une image ou d’un film d’images 4 issu d’informations perçues préalablement par nos yeux – stockage d’informations (neuroprogrammes graphiques) pour l’activation de la mémoire cholinergique structure des programmes activant les mémoires cholinergiques (hypothalamique et limbique M1 et M2) par simple remémorisation ou par réagencement, organisation voire création ; programmé le mercredi, cet exercice-base oriente ce jour tel une journée qui soit, sur le plan conceptuel, cognitivement « picturale » (jour de « peintures » cognitives).

  2.  

Tandis qu’usuellement, lorsque des souvenirs d’images, et plus généralement de films d’images se projettent en nous, nous perdons conscience de notre réalité neuromusculaire – liée, sur le plan des neurotransmetteurs, à la diffusion dans notre organisme d’acétylcholine et, in fine, d’éveil, nous plongeons dans un état proche du sommeil paradoxal : l’imagination.

 

Alors, « ça » se met à vagabonder dans notre cerveau, depuis nos neurones visuels (voire – neurofonction 17 – depuis aussi nos neurones émotionnels), dans des délires imaginatifs digne d’une hospitalisation psychiatrique que, tant par ignorance que par hypocrisie, de bonnes gens vanteront en évoquant « la créativité de l’imaginaire » et autres formules plus stupides les unes que les autres.

 

En réalité, il n’y a là aucune inventivité, il n’y a qu’une mécanique folle qui s’essaie aléatoirement sans personne dedans, coupée de la réalité perceptuelle de l’être humain vivant, pensant et… souffrant décrit par Claude Lévi-Strauss.

 

Cependant, lorsque nous nous efforçons de produire l’activation de nos neurones corporels kinesthésiques, qui nous ramènent à la concrétude pragmatique de notre réalité corporelle,

tant que nous nous efforçons de conserver (en produisant donc une neuroconnection, intentionnellement et volontairement) ces films d’images qui traversent nos aires visuelles (voire qui affectent nos aires émotionnelles)

tout en veillant à distribuer – selon une procédure étudiée en neuroconnectique – une quantité d’énergie à peu près égale entre les deux modules neuronaux ici activé, pour l’un, et intentionnellement et volontairement maintenus en activité, pour l’autre,

alors (comme nous l’avons observé dans notre travail de laboratoire) nous générons une activité neuronale de type « stade II de veille » (ou stade 7 de neuroconscientisation ») qui produit une « corporéisation », pourrions-nous noter, de la production physiomnésique d’images en nos aires visuelles.

 

Il en résulte le contraire des délires, des hallucinations visuelles, des illusions (voire des besoins de se droguer pour s’« évader » qui résultent de ce mode de fonctionnement schizoïde malsain) et autres processus psychopathologiques inhérent à l’imagination qui, chez l’adulte – alors qu’elle est un bienfait pédagogiquement constructif chez l’enfant – est une marque de sclérose, de pétrification du cerveau qui perd sa neuroplasticité et se « robotise ».

 

Il en résulte, bien au contraire, l’une des bases de la créativité consciente (= intentionnellement et volontairement) : explorant un mode de fonctionnement neuroconnectoïde sain, nous devenons capables non pas d’être le lieu d’un foisonnement cognitif s’effectuant en utilisant notre tête et notre être en entier comme un instrument au service de l’absurdité, mais d’un foisonnement cognitif concrètement organisé par une présence neuromusculaire qui, par la neuroconnexion que nous produisons et conservons d’elle et de l’autre de ces deux fonctions (l’autre tâche activée et conservée étant la production d’une filmographie cérébrale conceptuelle), génère l’émergence d’un RAIA, comprenons : d’un réseau neuronal d’auto-identification autoréférent (d’un « Moi », pour reprendre le terme connu ancien des psychologues) qui est alors capable d’organiser la créativité et l’inventivité 5.

 

Le génie n’est alors plus un hasard, mais le fruit d’une neuroscience qui va de plus en plusss l’explorer : la neuroconnectique.

 

 

 

 

 

 

Copyright : Daniel-Philippe de Sudres pour la création du texte, Serge Lescaroux, Tanguy Moret et al. pour sa discussion, rédaction définitive, présentation et diffusion internautique. Dépôt légal 2010-2014. Loi du 11 mars 1957. Art. L122-415 et L335-2 du code de la propriété intellectuelle.

1 Les mécanismes (corporels) végétatifs composant la neurofonction 1 sont usuellement neuroconnectés à des mécanismes (corporels) moteurs inhérents à la neurofonction 4, notamment dans le cadre des réactions motrices-végétatives que l’expérience neuroconnectique sépare pour mieux nous permettre de nous les approprier distinctement. « Plusieurs stimuli-signaux proviennent non de mouvements volontaires au niveau de la musculature squelettique, mais de réactions contrôlées par le système neurovégétatif : ce sont, par exemple, des mouvements des poils et des plumes, des changements de coloration cutanée dus à des variations du diamètre des vaisseaux sous-cutanés ou encore des modifications de diamètre pupillaire. », d’après Nicole Boisacq-Schepens et Marc Crommelinck dans Neuropsychophysiologie, chapitre 28, « La communication non verbale ».

2 Sous un angle d’observation ontogénétique, la sensation neuromusculaire de notre pied droit ou de notre épaule gauche, là, maintenant, tout de suite, est activable en nous si nous avons été entraînés tôtivement (dès l’enfance ou, pour le moins, avant nos quatre-vingt-dix ans) depuis la possible sensation tactilo-kinesthésique de ce qui exerce une pression sur nous. D’où la recommandation d’un massage des bébés (et aussi des fœtus), opéré au moyen d’un toucher « haptonomique » qu’il convient ici de renommer : toucher « par pressions » ou « tactilo-kinesthésique ». L’autre forme du massage des bébés (et des fœtus), étant « topokinesthésique » (terme forgé par A. Berthoz) : il s’agit du toucher « postural » employé par les obstétriciens en vue de déplacer les bébés lorsqu’ils se présentent à eux incorrectement qui, déjà, chez le fœtus, par le seul fait qu’il entende la voix du parent, rassure l’enfant qui en ressent une vibration parcourant tout son dos, puis tout son corps.

3 Cet exercice expérientiel activerait les régions impliquées dans le contrôle des mouvements internes autonomes, notamment respiratoire et vasomoteur, ici en relation avec la sensation que nous avons d’être relaxé ou contracté neuromusculairement. Il solliciterait aussi les aires cytoarchitectoniques brodmanniennes 38 et 47. L’aire temporopolaire Br 38 est une aire temporale associative (composée de sept micro-aires – secondaires et tertiaires – chimioarchitectoniques dont une, notamment, affectée à la reconnaissance musicale…) dont l’excitation provoque une augmentation de la tension artérielle (précision d’observations : la respiration calme, accompagnant la relaxation neuromusculaire via ce « neuroyoga © » qu’est la neuroconnectique appliquée au stade II de veille au gré de l’apprentissage de la neurofonction 1, modifie la diffusion du sang au sein de sa circulation dans les artères, veines voire vaisseaux, au centre ou contre les parois de ceux-ci). Située dans la partie postérieure de la face orbitaire du lobe frontal, l’aire Br 47 peut provoquer, lorsqu’elle est excitée, des troubles végétatifs intenses, une inhibition respiratoire et des variations de la pression artérielle le présentant tel un régulateur de la motricité. L’aire sensitive profonde Br 2 serait aussi activée par cet exercice.

4 Cet exercice expérientiel activerait l’aire cytoarchitectonique brodmannienne Br 47 (analyse d’informations visuelles) situées dans le lobe frontal, et réactiverait les aires cytoarchitectoniques brodmanniennes Br 17, 18 et 19, aires, situées dans le cortex occipital, formant l’aire visuelle primaire et le cortex visuel associatif impliqués dans la « vision » physiomnésique. Lors de la vision physiomnésique accompagnant notre représentation conceptuelle (ou « mentale ») d’images visuelles – imaginées (= conçues mécaniquement) ou visualisées (= conçues volontairement) – l’augmentation du débit sanguin cérébral, dans les aires V1 et V2 (= Br 17 et 18) notamment, est alors (lorsque nous nous représentons « mentalement » un corps déjà vu ou créable à partir de fragments de corps déjà vus) analogue à celle produite lors de la vision physiologique opérée lorsque, dans le moment présent, nos yeux voient – voire nous voyons – un corps (Goldenberg et al., 1989, Damasio et al., 1992, Le Bihan et al., 1993, Menon et al., 1994).

5 Comme beaucoup d’enfant intellectuellement précoces, Daniel-Philippe de Sudres aurait pu, à l’âge adulte, perdre son caractère de « surdoué » et devenir un « doué moyen »… « normal ». Or, ce surdoué « créatif » (ou « surdoué de niveau 2 ») a conservé sa curiosité (caractéristique principale des « surdoués de niveau 1 ») et… sa créativité (caractéristique principale des « surdoués de niveau 2 »)… puisque, ayant précisément étudié le développement de l’intelligence grâce à la neuroconnectique, il les entretient, les cultive, notamment via la neuroconnexion 1 L 10 ici décrite théoriquement, et via une cinquantaine d’autres neuroconexions…

Copyright : Daniel-Philippe de Sudres pour la création du texte, Serge Lescaroux, Aubry Moret et al. pour sa discussion, rédaction définitive, présentation et diffusion internautique. Dépôt légal 1er trimestre 2016. Loi du 11 mars 1957. Art. L122-415 et L335-2 du code de la propriété intellectuelle.

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                      Contact